Communiqué de presse : CPDN Comores

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Le 17 septembre, l’Union des Comores a soumis ses « Contributions Prévues Déterminées au niveau National » à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) dans le cadre de la Cop 21 qui aura lieu du 30 novembre au 11 décembre à Paris. Après l’île Maurice, l’Union des Comores est le 2ème pays de la zone Afrique australe et Océan indien à avoir présenté son plan d’action climat et surtout le 2ème des Petits Etats Insulaires en Développement (PEID). L’engagement le plus significatif dans cette contribution est la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 84% à l’horizon 2030. Bien qu’il ne soit pas grand émetteur de GES contrairement aux pays occidentaux, l’État comorien entend rester un « puits de carbone » en mettant en place des plans d’action sectoriels (énergie, eau, gestion des déchets, biodiversité…) qui aboutiront à l’utilisation exclusive des énergies renouvelables au détriment des hydrocarbures.


En matière d’atténuation, la priorité est donnée dans la promotion de l’énergie « verte » qui pourrait se traduire par la généralisation de la géothermie comme alternative ou encore l’énergie solaire. Les études récentes ont permis en effet de souligner le fort potentiel de ces ressources dont l’exploitation totale devrait se concrétiser à l’horizon 2030. Par ailleurs, la corrélation a été faite entre la lutte contre la pauvreté et la lutte contre les changements climatiques : cette double vulnérabilité doit être réduite à travers une adaptation des secteurs de l’eau et de l’agriculture dans la mesure où les îles comoriennes sont fortement exposées aux risques et aux catastrophes climatiques (montée du niveau de la mer, augmentation de la température, augmentation des précipitations et des périodes de sécheresse…). Le plan d’action climat comorien annonce aussi des engagements en matière de conservation de la biodiversité marine et terrestre : le pays projette d’augmenter la surface des aires protégées (50 000 hectares en 2030) et cela concerne notamment les ressources minières et forestières.


Pour répondre à ces défis outre les moyens financiers, la contribution recommande de clarifier les missions des institutions gouvernementales et insulaires afin d’améliorer leur coordination. D’autre part, la gestion des risques climatiques doit être règlementée. Elle s’appuie actuellement sur un plan d’aide d’urgence mais doit rapidement évoluer vers un plan de prévention face aux catastrophes naturelles.


En bref, les propositions se veulent réalistes et surtout réalisables si tous les moyens sont mobilisés de manière efficace. En tant que Petit État Insulaire en Développement, la transversalité des actions confirme l’universalisation des préoccupations climatiques : réduire les impacts du dérèglement climatique, c’est réduire la pauvreté, c’est réduire l’exploitation abusive des ressources, c’est améliorer les conditions de vie de la population.


L’élaboration de la contribution des Comores a été financée par la France à travers l’Agence Française de Développement. Expertise France (EF), responsable de la mise en œuvre des fonds, a sélectionné l’entreprise d’ingénierie MWH sa/nv basée à Bruxelles pour assister le gouvernement Comorien dans la préparation de sa CPDN. Le processus d’élaboration de la CPDN des Comores a bénéficié d’une très forte mobilisation de tous les acteurs comoriens et celle des services français présents aux Comores. /.

Dernière modification : 06/10/2015

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