Coopération : Signature d’un nouveau Programme Franco-Comorien de Codéveloppement (PFCC)

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Le 24 Novembre 2011, le Ministre comorien des Relations Extérieures et de la Coopération, M. Mohamed Bakri Ben Abdoulfatah Charif, et l’Ambassadeur de France auprès de l’Union des Comores, M. Philippe Lacoste, ont signé une convention pour la mise en œuvre d’un nouveau Programme franco-comorien de Codéveloppement (PFCC). Avec cette nouvelle réalisation, la France confirme toute l’attention qu’elle porte à la valorisation des compétences de la diaspora comorienne, dont les transferts financiers représentent 30% du PIB de l’Union des Comores.

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Cet accord prévoit en effet un don de deux millions d’euros (environ un milliard de francs comoriens) de la part de la République Française, pour soutenir des initiatives de migrants comoriens établis en France en faveur du développement économique et social de l’Union des Comores.

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Le Programme franco-comorien de codéveloppement comportera trois objectifs principaux :

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- Soutenir des associations de migrants dans leurs initiatives pour le développement local de l’archipel ;

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- Mobiliser des migrants comoriens hautement qualifiés en vue du développement de leur pays

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- Accompagner les initiatives économiques des migrants comoriens dans l’archipel des Comores.

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Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, l’Ambassadeur de France auprès de l’Union des Comores, M. Philippe Lacoste, a ainsi souligné la place centrale qui était accordée à la diaspora comorienne de France dans la poursuite et l’approfondissement des relations entre les deux pays.

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« Mais laissez-moi vous dire pourquoi je considère que [la convention] que nous allons signer aujourd’hui est, à mes yeux, tout à fait particulière. Elle ne se distingue pas par son montant (quoique celui-ci soit important puisque c’est un don de la France d’un milliard de francs comoriens), ni par son objet, qui est de contribuer au développement économique des Comores et d’améliorer les conditions de vie des populations. Non, elle se distingue par ses acteurs, qui font que la relation entre nos deux pays est unique : je veux parler de la diaspora comorienne en France. Car pour moi, ce sont ces femmes et ces hommes qui incarnent les échanges quotidiens entre nos deux peuples, notre histoire commune, et, en un mot, nos liens indéfectibles, quelles que soient les vicissitudes de l’histoire. »

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Retrouvez l’intégralité de ce discours en format PDF :

PDF - 71.4 ko

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Le projet PFCC fait suite à l’exécution réussie d’un premier programme intitulé « Programme de codéveloppement de l’Union des Comores (PCUC), mis en œuvre de 2006 à 2010 (cf encadré ci-dessous). Le nouveau programme tient compte des priorités définies par le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté de l’Union des Comores, du Document Cadre de Partenariat de la coopération française et de la poursuite des Objectifs Millénaires pour le Développement. Il s’est également appuyé dans sa définition sur les objectifs du Document de Politique Générale intitulé « Bâtir ensemble les Comores » et qui fixe pour la période 2011-2016 les grandes orientations du gouvernement et les perspectives pour les 5 prochaines années

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Bilan du « Programme de codéveloppement de l’Union des Comores » (PCUC) : 2006-2010

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GIFQuelques chiffres

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- Don de la République Française de 2 millions d’euros, soit 1 milliard de francs comoriens

- Contribution de la diaspora à hauteur de 500.000€ (250 millions de francs comoriens

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- 48 projets mis en œuvre, impliquant 31 associations de migrants

- 427 emplois pérennes créés

- 1895 personnes ayant vu leurs revenus directs augmentés

- 165.000 personnes, soit ¼ de la population comorienne, qui ont bénéficié directement ou indirectement du programme

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Au total, pour 1€ apporté par le PCUC, 2.17€ investis, tous apports confondus.

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GIFLe PCUC a sensiblement amélioré l’économie des familles et contribué à stabiliser les populations, en particulier les jeunes. Il a par ailleurs renforcer la confiance entre associations de migrants en France et associations locales.

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GIFIl a enfin permis :

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- de financer des équipements scolaires, des infrastructures sanitaires, des centres de formation professionnelle, des infrastructures (digues, marchés, réseaux de distribution d’eau) ;

- d’apporter un appui aux filières professionnelles de l’université

- de porter assistance à des secteurs productifs comme l’eau e t le tourisme

- d’ouvrir les transferts de la diaspora vers des secteurs productifs comme le petit élevage, l’agriculture vivrière et maraîchère, la transformation agroalimentaire, la pêche, les NTIC, le transport, le bâtiment

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Dernière modification : 25/11/2011

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