Le Samedi 3 décembre 2011,
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Monsieur le Vice-président de l’Assemblée de l’Union des Comores,
Monsieur le représentant du gouverneur de l’Ile autonome de Ngazidja,
Mes chers collègues partenaires au développement,
Honorables invités,
Chers amis,
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C’est avec un grand plaisir que je participe à cette inauguration qui marque les 70 ans de l’Agence Française de Développement. Je remercie vivement son directeur aux Comores, M. Jean-François Vavasseur, pour avoir tout fait pour que cette magnifique exposition soit présentée aussi à Moroni. En effet, elle l’est en France, à Paris et dans de nombreuses villes de province, comme dans le réseau français à l’étranger. Il est en effet important de faire connaître nos actions en matière d’aide au développement. Les deux tiers des Français y sont favorables et c’est fort de ce soutien que les autorités françaises ont décidé de maintenir les moyens financiers consacrés à cette politique, en dépit de la rigueur budgétaire.
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La semaine prochaine, je participerai à un autre anniversaire, celui des 30 ans de la Banque Centrale des Comores. La coïncidence est troublante car ces deux établissements, qui chacun illustre le lien si particulier entre les Comores et la France, sont cousines : elles sont en effet issues d’un ancêtre commun : la Caisse Centrale de la France Libre, créée le 2 décembre 1941, par le Général de Gaulle.
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A l’origine, cette caisse devait assurer, pour la France Libre, c’est-à-dire à l’époque l’Outre-mer, le rôle d’institut d’émission monétaire et celui de Trésor Public pour faire face aux dépenses militaires. Après la libération, son rôle change mais, dans l’esprit du grand discours de Brazzaville, elle devient, en 1946, la Caisse Centrale de la France d’Outremer. Elle gère alors notamment le Fonds pour le Développement Economique et Social des Territoires d’Outre-Mer (FIDES). Elle commence aussi à octroyer des prêts.
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En 1958, la « Caisse » change de nom et devient la Caisse Centrale de Coopération Economique. Sa mission est de financer le développement économique de la France d’Outre-Mer, puis, grâce aux accords de coopération, d’appuyer les Etats nouveaux qui émergent de l’ancien Empire colonial français. Grâce à ses interventions nombreuses, des infrastructures sont réalisées (vous en avez quelques exemples sur les panneaux), des soutiens au secteur privé sont apportés, et des cadres formés, grâce notamment à une structure trop peu connue le Centre d’Etudes Financières, Economiques et Bancaires (CEFEB). Ce centre aujourd’hui installé à Marseille accueille chaque année ou presque des stagiaires comoriens.
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Dans les années soixante, la Caisse perd progressivement sa fonction monétaire transférée, d’abord à l’Institut d’Emission d’Outre-mer, puis avec les indépendances, aux banques centrales d’Afrique de l’Ouest, du Centre et… des Comores en 1981.
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En 1998 enfin, la Caisse devient l’Agence Française de Développement, principal opérateur français en matière d’appui au développement hors des frontières hexagonales. Elle est aujourd’hui active dans 70 pays bien au-delà de sa zone d’intervention initiale. Mais l’établissement n’oublie pour autant ses origines, il concentre toujours l’essentiel de ses moyens aux pays d’Afrique et de l’Océan Indien et en particulier aux Comores. M. Vavasseur vous en donnera quelques exemples, passés ou actuels, dans quelques instants.
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Mesdames et Messieurs,
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30 ans c’est l’âge de la maturité ; 50 ans celui du bilan et parfois des états d’âme ; 70 ans c’est l’âge de la sérénité, celui où ayant traversé de nombreuses épreuves, on est sûr de ses valeurs et on s’efforce de transmettre celles-ci aux jeunes générations. L’AFD poursuit aujourd’hui son œuvre dans le même esprit qu’à ses débuts : lutte contre la pauvreté, soutien au développement économique et préservation des biens publics mondiaux dans les pays en développement et émergents. Ces sujets demeurent et demeureront d’actualité dans les années à venir. Aussi, je vous donne rendez-vous au centenaire de la vénérable institution que nous fêtons aujourd’hui !
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Je vous remercie de votre aimable attention.
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Retrouvez le discours de l’Ambassadeur en format PDF :
