1/Situation économique et financière
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Avec un territoire de 1862 km² et une population estimée à 660 000 habitants par la Banque Mondiale, l’Union des Comores appartient à la catégorie des Pays les Moins Avancés (PMA) (820 $ par habitant en 2010) dont la définition associe revenu par habitant, retard dans le développement humain, et vulnérabilité économique.
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La densité et les pressions démographiques y sont fortes (croissance démographique de 2,7%). 45% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et les Comores figurent au 140ème rang (sur 177) en termes d’indice de développement humain. Le pays est structurellement dépendant des financements extérieurs essentiellement assurés par les transferts des immigrés comoriens résidant en France (plus de 25 % du PIB selon le FMI), l’aide de l’UE , de la France et de la communauté internationale. Le pays figure au 159è rang du classement « Doing business » de la Banque Mondiale.
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Le secteur primaire (40% du PIB, 80% de la population active) correspond essentiellement à trois produits de rente (vanille, girofle et ylang-ylang) qui représentent la quasi-totalité des recettes d’exportation du pays. Les producteurs souffrent de la faiblesse des cours et de l’accumulation de stocks. L’agriculture vivrière et des activités de pêche complètent ce tableau.
Le secteur secondaire est limité à de petites entreprises artisanales.
Le secteur des services (48% du PIB) concerne principalement le commerce, surtout de produits importés, ainsi que l’administration publique.
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2/Conjoncture économique
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Le pays est, de manière chronique, dans une situation économique et budgétaire difficile. Il a été affecté par la crise économique mondiale via plusieurs canaux :
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la chute des prix de ses principaux produits d’exportation (vanille, ylang-ylang, girofle) ;
la baisse des Investissements Directs à l’Étranger (IDE) ;
la baisse des financements extérieurs.
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La croissance du PIB en termes réels est modeste. De 1 % en 2008, elle s’est un peu améliorée à 1,8 % en 2009, à 2.1% en 2010 et 2.5 % sont escomptés pour 2011 grâce aux travaux publics financés par les donateurs, à la construction dans le secteur privé alimentée par les envois d’argent des expatriés et à l’expansion du secteur financier. L’inflation est à ce stade maîtrisée. De 4.9% en 2009, son niveau devrait se réduire à 2.1% en 2010 et rester inférieur à 3% en 2011. Le déficit des comptes courants extérieurs, environ 7,9 % du PIB en 2009 contre 11,1 % en 2008, s’est détérioré à 10.5% en 2010. Il devrait se creuser à 13.6% en 2011 du fait de la croissance des importations. Sans avoir augmenté au rythme des années antérieures, les envois de fonds de la diaspora ont résisté à la crise économique mondiale, représentant toujours 25 % du PIB.
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Les Comores bénéficient de la stabilité monétaire garantie par leur appartenance à la Zone Franc. Les réserves de change sont confortables avec 6.1 mois prévus pour 2011.
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3/Présence commerciale française
Commerce extérieur des Comores
Le commerce extérieur des Comores est structurellement déséquilibré. Le taux de couverture pour 2010 des importations, 139M€, (Produits pétroliers, alimentaires, véhicules d’occasion et matériaux de construction) par les exportations, 10M€, reste faible : 7%. L’essentiel des exportations est assuré par trois produits de rente (vanille, girofle, ylang-ylang), dont les prix sont déprimés. La France est le partenaire commercial le plus important des Comores. France, Chine et Emirats Arabes Unis sont les premiers fournisseurs. En ce qui concerne les exportations, la France reste le premier acheteur avec environ 50% des ventes du pays.
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Échanges commerciaux avec la France
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En 2010, ces échanges ont porté sur 25 M€ d’exportations et 5 M€ d’importations. Après trois années de marasme, les échanges commerciaux franco-comoriens retrouvent une certaine vigueur, en se rapprochant du pic atteint en 2006. Nos ventes se concentrent sur l’automobile, les produits agroalimentaires, les équipements professionnels, les biens de consommation et les biens intermédiaires. Les achats portent surtout sur l’ylang -ylang, pour la parfumerie.
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Présence française
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La présence des entreprises françaises aux Comores apparaît aujourd’hui limitée. A signaler notamment des filiales de la BNP (Banque pour l’Industrie et le Commerce), de Colas, de Bolloré, et un marché important de la société Gemalto pour l’établissement de cartes d’électeurs biométriques. La Banque de France estime à 2 M€ le stock d’investissements français aux Comores, à rapprocher du stock d’investissements comoriens en France également estimé à 2 M€.
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On relève la présence sur place d’une quinzaine de petites entreprises provenant de la Métropole, de l’île de La Réunion ou appartenant à des binationaux franco-comoriens. Ces entreprises sont plutôt spécialisées dans le négoce des produits de rente, l’importation de biens de consommation ou le bâtiment. La mise en œuvre du programme de privatisation prôné par le FMI progresse lentement : elle devrait déboucher prochainement sur l’ouverture du capital de Comores Telecom.
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Politique de crédit
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La COFACE ne délivre aucune garantie sur les Comores.
