L’Ambassadeur de France auprès de l’Union des Comores, Monsieur Luc HALLADE, a inauguré la stèle commémorative en hommage aux victimes de la catastrophe aérienne du 30 juin 2009 à Mitsamiouli, aux côtés, notamment, de Son Excellence, Monsieur le Président de l’Assemblée de l’Union, de Monsieur le Ministre des Postes et Télécommunications, de la Promotion des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communications, chargé des Transports et du Tourisme et de Monsieur le Gouverneur de l’île autonome de Ngazidja.

Etaient également présents Monsieur le Ministre de la Justice, de la Fonction Publique, des Réformes administratives, des Droits de l’Homme et des affaires Islamiques, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, de l’Information et de la Décentralisation, chargé des Relations avec les Institutions, Monsieur le Directeur de Cabinet de Son Excellence, le Président de l’Union des Comores, chargé de la Défense ainsi que Monsieur le Vice-Président de l’Assemblée de l’Union, les familles des victimes et leurs représentants, les autorités locales et une foule nombreuse. Enfin, l’unique survivante de cette tragédie, Bahia Bakari, a pu se rendre sur les lieux.

Deux ans jour pour jour après ce drame, cette cérémonie était, avant tout, l’occasion de se souvenir des êtres chers qui ont disparus et de réaffirmer la profonde compassion et l’indéfectible solidarité de la République française qui se tenait, en ce jour de deuil, plus que jamais aux cotés des familles des victimes. C’est ainsi que l’Ambassadeur de France auprès de l’Union des Comores, Monsieur Luc HALLADE, a déclaré :
« Dès le lendemain de ce drame, le Gouvernement français à travers le Secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie d’alors, M. Joyandet, est venu témoigner de sa compassion et de sa solidarité agissante. La France a assuré le rapatriement sanitaire de Bahia Bakary, afin qu’elle reçoive les soins que nécessitait son état. Dix jours plus tard, c’est le Premier ministre François Fillon qui venait rencontrer les représentants des familles des victimes et les autorités comoriennes pour envisager, avec elles, les suites à donner à ce crash aérien. Il a également, à cette occasion, décoré le sauveteur de Bahia, Libounah Maturaffi, de la médaille pour actes de bravoure du Ministère français de la Mer.
Ces visites, les moyens importants mis en œuvre pour les recherches en mer des boîtes noires, des débris de l’avion et des corps des victimes, dont certains ont été retrouvés sur les côtes tanzaniennes, témoignent de la forte implication de la France dans la gestion des conséquences de ce drame. Le Président Sarkozy lui-même, après la cérémonie organisée à la mosquée de Paris, a rencontré à plusieurs reprises les associations des familles des victimes et leur a confirmé l’engagement de la République à faire ériger une stèle pour commémorer ce drame.
Cette stèle est devant nous aujourd’hui. »

Le Vice-Président de l’Assemblée de l’Union a, quant à lui, déclaré, au nom des familles des victimes :
« Cette tragédie franco-comorienne a marqué notre histoire commune dans la douleur, une douleur partagée par nos deux peuples […], nous nous retrouvons ici aujourd’hui pour partager un moment de recueillement en mémoire des victimes qui marquera également notre histoire commune.
[…]
Vous savez combien cette tragédie a bouleversé nos vies. Les autorités, tant comoriennes, françaises que yéménites doivent entendre nos vœux, clairs et légitimes, au premier rang desquels la volonté de connaitre toute la vérité sur les causes de ce drame. Cette vérité, nous avons l’obligation et le devoir de la rechercher, tous, coûte et coûte, afin que les familles puissent faire leur deuil et connaître l’apaisement. »
Cette stèle commémorative, entièrement financée par la France, doit permettre à tous, proches, parents, amis ou anonymes, de se recueillir et d’entretenir la mémoire des disparus.

Communiqué de presse de Monsieur Thierry Mariani, Ministre auprès de la Ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, chargé des transports, à l’occasion du deuxième anniversaire du drame :
