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Au terme d’un appel d’offre international, c’est l’entreprise française GEMALTO qui a été retenue par le PNUD pour conduire les travaux relatifs à la modernisation et la biométrisation du fichier électoral de l’Union des Comores. Ce projet, qui représente un progrès majeur pour la démocratie et l’Etat de droit dans l’archipel, devrait permettre à terme de recenser les 400.000 électeurs comoriens répartis entre les trois îles. Son coût s’élève à 2.4 millions de dollars, soit plus d’1.8 millions d’euros.
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Leader mondial de la sécurité numérique, la société GEMALTO présente déjà une certaine expérience dans le domaine de l’émission des titres sécurisés, puisqu’elle a déjà travaillé pour d’autres gouvernements africains (Afrique du Sud, Maroc, Gabon, Bénin …) afin de leur fournir des cartes d’électeur ou des cartes d’identité biométriques.
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S’agissant du projet comorien, l’entreprise française sera plus particulièrement chargée de transmettre aux autorités l’ensemble du matériel et des compétences nécessaires pour mener à bien le processus de recensement électoral. Les opérations de recensement proprement dites seront ainsi assurées par des opérateurs comoriens, formés et équipés par GEMALTO. Le SNAP (Secrétariat National Administratif Permanent – chargé des opérations de biométrisation pour la partie comorienne) a recruté pour l’occasion 140 agents recenseurs, 27 superviseurs et 3 coordinateurs insulaires.
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Ce projet, qui a débuté le 22 septembre 2011, devrait durer 15 mois. Il se divise en trois phases majeures :
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Durant les premiers mois, la société GEMALTO travaillera avec ses différents partenaires (PNUD-SNAP) pour préparer les opérations de recensement. L’ensemble du matériel devra être acheminé sur l’archipel et réparti sur les trois îles. Des sessions de formations seront en outre organisées en Grande Comore, à Anjouan et à Mohéli pour les superviseurs du SNAP (qui devront ensuite eux-mêmes former les opérateurs de recensement) ;
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Ce n’est qu’une fois cette phase de préparation achevée que les opérations de collecte de données pourront commencer. Prévues pour débuter le 20 janvier 2012, elles devraient durer entre trois et cinq mois.
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Au cours des derniers mois, l’entreprise française devra assister les autorités comoriennes pour l’émission et la délivrance des cartes d’électeurs biométriques.
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Ce projet majeur conduit par une société française permettra au final à l’Union des Comores de disposer d’un fichier électoral fiable, qui permettra de renforcer la transparence des scrutins électoraux organisés dans l’archipel.
