
Les questions relatives à la santé ont fait, ces dernières années, une entrée remarquée dans la gouvernance planétaire. Bien public mondial, la Santé figure en effet aujourd’hui parmi les grandes préoccupations de la communauté internationale. Touchant fortement les populations les plus pauvres, elle constitue notamment un enjeu global de développement, duquel dépendent de nombreuses autres problématiques : éducation, lutte contre la pauvreté, croissance économique, etc…
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Forte de ce constat, et consciente de sa responsabilité dans la région Océan Indien, compte tenu de ses moyens et de la qualité de son offre de soins, la France s’est engagée depuis de nombreuses années, pour une politique de coopération active et renforcée dans ce domaine.
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La santé constitue ainsi un secteur de concentration de la coopération française aux Comores.
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La présence aux Comores de la coopération française dans le secteur de la santé n’est pas nouvelle. Le renforcement à l’œuvre depuis quelques années est notamment le fruit des nombreuses réalisations et réussites passées.
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Le Service de coopération et d’Action culturelle de l’Ambassade de France constituait jusqu’en 2005 l’opérateur français principal dans ce secteur. D’importants moyens d’assistance technique ont ainsi été mis chaque année jusqu’en 2011 à la disposition du Ministère de la Santé, dont un conseiller auprès du Ministre de la Santé et un médecin urgentiste à l’Hôpital El-Maarouf.
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Dans les années 1990, la PNAC, l’Hôpital El Maarouf et le Centre de Santé de Tsembéhou bénéficiaient par ailleurs déjà de financements octroyés par la coopération française.
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Cet axe fort de notre coopération bilatérale s’articule désormais autour de l’intervention de l’Agence Française de Développement, devenue l’opérateur français majeur dans ce domaine, et du service de coopération de l’Ambassade de France aux Comores, qui assure aujourd’hui la coordination de l’importante coopération régionale et multilatérale.
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Depuis 2005, l’Agence Française de Développement a renforcé son investissement dans le secteur de la Santé aux Comores.
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Elle participe au Projet d’Appui au Secteur de la Santé aux COmores (PASCO), pour lequel elle a octroyé un montant de 10 millions d’Euros au gouvernement comorien (soit environ 5 milliards de francs comoriens). Ce projet doit permettre d’offrir des soins au plus près des populations, grâce à des dispensaires modernes répartis sur l’ensemble de l’archipel et reliés à des hôpitaux de référence mieux équipés, plus performants, et capables de prendre en charge les cas les plus graves. Il vise ainsi à améliorer l’état de santé général de la population comorienne, en insistant plus particulièrement sur la meilleure prise en charge des mères et de leurs enfants. Le PASCO doit aussi renforcer les compétences comoriennes en matière d’élaboration et de mise en œuvre des politiques publiques relatives à la santé.
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Au niveau de la Commission de l’Océan Indien, le projet RSIE, auquel l’AFD contribue à hauteur de 5,6 millions d’euros (2,8 milliards de francs comoriens), soutient la mise en place et l’animation d’un réseau de Surveillance des Epidémies et Gestion des Alertes (SEGA), la constitution d’une veille sanitaire au sein de ce réseau et le renforcement des compétences et des capacités nationales de prévention et de lutte contre les épidémies. Ces actions vont au profit de tous les pays membres de la COI, dont l’Union des Comores.
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En mars 2011, l’AFD a signé une convention de financement de 850.000 euros (soit 425 millions de francs comoriens) pour l’amélioration de la santé maternelle et infantile, en visant plus particulièrement le district du Nyumakélé à Anjouan. L’accord prévoit notamment la réhabilitation de la maternité de Mrémani et la mise en place d’une ambulance.
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Outre les appuis à la politique publique de santé, l’AFD soutient financièrement l’ONG CARITAS, qui offre des soins aux populations les plus démunies. Ce projet, d’un montant de 750.000 euros (environ 375 millions de francs comoriens) et d’une durée de 3 ans, a pour objectif d’accroître la qualité de l’offre de soins proposée, grâce notamment à un programme de formation continue, à la réfection d’une partie des bâtiments, et à l’appui apporté en vue de la professionnalisation de la gestion de l’ONG.
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Dans le cadre des engagements pris par la France en 2010 pour l’amélioration de la santé maternelle et infantile, l’AFD envisage de poursuivre ses actions en faveur de l’accès à de meilleurs soins pour l’ensemble de la population comorienne. Un nouveau programme, dont les modalités sont en cours d’élaboration, devrait être mis en œuvre à l’horizon 2013, pour un montant total de 7 millions d’euros (3.5 milliards de francs comoriens).
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Le SCAC accompagne aujourd’hui le renforcement des partenariats régionaux, qui se développent depuis près de 10 ans avec l’Agence Régionale de la Santé de l’Océan Indien, et reposent notamment sur des activités menées par le CHR de la Réunion et le CHM de Mayotte. Des évacuations sanitaires sont ainsi organisées depuis Moroni et bientôt Anjouan (ainsi que Mohéli à moyen-terme). De plus, des installations appropriées permettent la mise en condition des malades graves, qui doivent être évacués vers Mayotte. Des missions d’ophtalmologie sont également réalisées ainsi qu’un soutien de la politique du médicament avec achat de produits et frais de transport pris en charge par la France. Des formations de santé ont pu en outre être réalisées, tant avec le CHM de Mayotte que le CHR de la Réunion. Des actions sont aussi menées en matière d’ingénierie biomédicale et, depuis un an, dans le domaine des analyses pour la détection de cancers. Sont concernés également par notre coopération régionale : la lutte anti-vectorielle, la politique du médicament, le biomédical, les analyses anatomo-pathologiques ou encore le traitement des « grands brûlés ». Le SCAC assure ainsi la mise en cohérence de toutes ces actions et la coordination des acteurs avec les coopérations bilatérales et multilatérales (Fonds Mondial, OMS, ..).
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Le SCAC a également en charge le suivi de la coopération décentralisée (Conseils généraux, Conseils régionaux et Municipalités), porteuse de nombreuses initiatives en matière de santé. A titre d’exemple, en septembre 2011, l’Ambassadeur de France auprès de l’Union des Comores, M. Philippe Lacoste, a participé à la remise pour la quatrième année consécutive des dictionnaires VIDAL aux services médicaux publics comoriens habilités à prescrire des médicaments et aux établissements de formation des personnels médicaux. Cette initiative de l’Association des Maires de l’Ile de Grande Comore bénéficiait du soutien financier du Conseil Général de la Seine Saint-Denis.
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Outre son rôle de coordinateur de la coopération régionale et décentralisée, le SCAC intervient de façon ponctuelle pour la réhabilitation et l’équipement de centres de soins, au travers du financement de projets d’initiatives de la société civile, sur ressources du Fonds Social de Développement et du programme de Co-développement avec l’Union des Comores. L’inauguration le 21 janvier dernier du nouveau dispensaire de Bangoi-Kouni,pour lequel la France a contribué à hauteur de 270 000€ (135 millions de francs comoriens), illustre cette forme d’engagement de la France.
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Enfin, le Service de coopération assure la vice-présidence du « Mécanisme de Coordination Pays » qui administre les différentes dotations que l’Union des Comores a reçu ou pourrait recevoir du Fonds Mondial (fonds multilatéral auquel la France participe substantiellement), tant sur la lutte contre le paludisme que sur le SIDA. L’implication de l’assistance française a été dans le passé déterminante pour l’élaboration de requêtes recevables et cet effort sera poursuivi.
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C’est ainsi une grande partie des moyens de coopération de la France qui sont mis au service de l’amélioration des conditions de santé de la population comorienne, et notamment des mères et des enfants. Au-delà de l’efficacité de ces actions en faveur de la santé, la France prétend promouvoir des valeurs symboliques de solidarité, de partage et de justice à travers ces projets qui contribuent à la lutte contre la pauvreté et conditionnent le développement durable de la société comorienne.
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