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« Tartuffe d’après Tartuffe » à l’Alliance franco-comorienne de Moroni

Le 30 Novembre 2011, l’Alliance Franco-Comorienne de Moroni accueillait la Troupe du Théâtre Permanent du metteur en scène et acteur Gwenaël Morin pour une représentation unique de la pièce de théâtre « Tartuffe d’après Tartuffe », inspirée du chef d’œuvre de Molière.

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Dès leur entrée dans la salle de spectacle de l’Alliance, les nombreuses personnes venues assister à la représentation ont profité avec surprise de l’accueil gai et chaleureux de la troupe, semblant attendre avec eux que le spectacle commence…

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C’est dans une mise en scène épurée, artisanale et originale que les spectateurs ont ensuite découvert une version remodelée de cette célèbre comédie. Le jeu brillant et enflammé des acteurs n’en était que davantage mis en valeur : on évoquera ainsi Renaud Béchet dans le rôle d’Orgon, Barbara Jung dans celui de la discrète et efficace Elmire, Julian Eggerickx jouant à la fois Tartuffe et Marianne, sans oublier Grégoire Monsaingeon, Ulysse Pujo et Gwenaël Morin.

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Au final, les nombreux spectateurs ont encore une fois passé à l’Alliance franco-comorienne de Moroni une excellente soirée, à la fois enrichissante et divertissante.

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Retrouvez-ci-dessous la présentation de la pièce par le metteur en scène de la troupe, Gwenael Morin :

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"La première phrase de la pièce donne la situation : « Que d’eux je me délivre ». Madame Pernelle est harcelée par les gens de sa famille qui, à ses yeux, sont tous des hypocrites. Et Tartuffe tombe bien, il va redresser la situation. On a affaire à une famille d’hypocrites, décrite comme telle par Madame Pernelle qui va également le devenir, au sens où plutôt que de faire le choix de les affronter et d’essayer de les changer directement, elle s’en remet à un intercesseur, l’intercesseur absolu : la religion. Au lieu de leur dire « je te change », comme le théâtre a l’ambition de le faire, au lieu de faire tomber son masque et de leur parler, elle dit « regarde ceci, c’est cela qui est bien et je t’explique comment il faut le regarder ». Du coup, je repense au film de Murnau et à cette espèce de fonction d’ellipse qui fait cinéma dans le cinéma. L’ellipse est dans la pièce. C’est-à-dire que ce qui se joue entre Madame Pernelle et sa famille — une espèce de ribambelle, une sorte de pantalonnade un peu formelle exagérée inspirée par la Commedia dell’Arte — fonctionne comme une sorte de pré-spectacle, de pré-Tartuffe qui résumerait la pièce dans un fait quotidien de famille, presque anecdotique. Et Molière déploie l’événement de cette scène dans l’ensemble de la pièce et ça devient archétypal. Un autre élément m’encourage à voir ainsi Madame Pernelle, on l’a vu dans Lorenzaccio, on l’a aussi identifié quand on lisait les pièces grecques, c’est la pythie, une vieille sorcière qui ne mérite pas d’être écoutée mais qui fonctionne comme une espèce d’oracle dont la forme d’adresse au monde est repoussante. Cette première scène contient Tartuffe."

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