Conformément à la Convention conclue entre le Collectif des familles des victimes du crash de l’A310 de Yemenia et l’Ambassade de France auprès de l’Union des Comores, Messieurs Saïd Ahmed EL-KABIR, Porte-parole dudit Collectif, accompagné de Monsieur Ahmed Yahaya, et Dominique HOMA, Chargé d’Affaires a. i. de France auprès de l’Union des Comores, ont paraphé, ce jour, un procès-verbal de transmission marquant l’achèvement du projet.

Par ce procès-verbal, le Collectif des familles des victimes du crash de l’A310 de Yemenia devient propriétaire de la stèle et des aménagements attenants en tant que représentant des familles des victimes sur place. A ce titre, celui-ci s’est engagé, en lien avec les associations des familles de victimes basées en France et la Municipalité de Mitsamiouli, à préserver le site et l’œuvre en l’état.
Suite à l’inauguration ayant eu lieu le 30 juin dernier, date du deuxième anniversaire de la catastrophe, cette nouvelle étape marque l’achèvement de ce projet qui aura permis, conformément à la volonté du Président de la République française, d’offrir aux familles des victimes un lieu de recueillement digne à la mémoire de leurs proches.

A l’occasion du point de presse de ce jour, le porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères et Européennes a répondu à la question suivante :
Q - "Nous savons que vous intervenez régulièrement auprès des autorités comoriennes pour qu’elles publient les conclusions de l’enquête sur le crash de la Yemenia. Pourquoi tardent-elles à les rendre publiques ?"
R - "État constructeur de l’avion, la France est étroitement associée à l’enquête sur les circonstances du crash de la Yemenia, survenu le 30 juin 2009 au large des Comores.
Selon les règles de l’Organisation internationale de l’Aviation civile (OACI), le Bureau d’enquête et d’analyse français (BEA) est chargé de travailler aux côtés de l’enquêteur indépendant comorien, seule autorité en mesure de publier les résultats de l’enquête. C’est à ce titre que, dans une lettre en date du 5 juillet 2011, le BEA déplore les nombreuses omissions du rapport d’étape transmis par l’enquêteur comorien le 29 juin dernier et appelle à ce que l’enquête « soit dorénavant conduite avec diligence et dans le respect des dispositions internationales ».
La France appelle les autorités comoriennes, ainsi que le Yémen, associé à l’enquête en tant qu’État « transporteur », à faire preuve de bonne volonté afin qu’un rapport final faisant toute la lumière sur les circonstances du drame puisse être publié dans les meilleurs délais.
La France rappelle que l’objectif de l’enquête est l’amélioration de la sécurité dans les transports aériens. À ce titre, il est regrettable que, deux ans après le drame, aucune leçon n’ait pu en être tirée à ce jour".
